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un chromosome d’amour en plus

Je laisse la parole à Rachel…

Bonjour à toute et à tous,

Je me présente moi c’est Rachel, j’ai 36 ans et je suis l’heureuse maman de deux petits garçons : Antonin 3 ans et Nathanaël 15 mois.

Je suis aussi la belle maman d’une jolie Léane qui a 6 ans.

Je vis en Seine Maritime et si j’ai tenu à écrire ici c’est que j’ai deux particularités :

La première je la partage avec Chris : la SPA, (spondylarthrite ankilosante)  une compagnie permanente et invisible que j’ai appris à apprivoiser et parfois même à oublier

La deuxième et non des moindre c’est que mon petit dernier Nathanaël est un enfant Extra-ordinaire. Oui, oui je vous assure il est Extra

En effet, j’ai appris à sa naissance que mon petit Nathanaël était porteur de Trisomie 21.

Alors je sais que bon nombre d’entre vous se posent la question en me lisant : Mais comment ça, ils n’ont rien vu pendant la grossesse ? Cette question elle est récurrente, maladroite, elle me devient insupportable mais pour y répondre une bonne fois pour toute : non la trisomie 21 de Nathanaël n’a pas été détectée pendant ma grossesse. (et quand bien même.. )

Pourquoi ? Tout simplement parce que ce que l’on appelle le tri-test (prise de sang combinée à l’analyse de l’échographie dite morphologique) ne donne simplement que des statistiques (si si regardez bien c’est écrit…) ainsi mon « risque » (puisque c’est comme cela qu’on l’appelle) n’était que de 1/7941.

Pour que tout soit clair : on propose une amniocentèse aux femmes qui présentent 1 risque sur 250 ou moins…

Aux différentes échographies rien n’a également attiré l’attention… il était parfait (et quoi qu’on en dise il l’est toujours )

 

Ainsi nous avons appris son papa et moi à sa naissance que notre enfant était différent des autres. Inexplicable mais je l’ai su tout de suite en le regardant et son papa aussi. Il a fallu cependant attendre des examens sanguins pour confirmer nos craintes.

 

Nous sommes passés par toutes les émotions en ces quelques jours, la joie de la naissance, l’inquiétude, la tristesse, l’effondrement mais aussi et surtout l’amour.

Je suis tombée immédiatement sous le charme de ce petit être, j’avais bien entendu ressenti énormément d’amour à la naissance de mon 1erAntonin et j’étais également sous son charme mais avec Nathanaël c’était différent…

Cela est difficile à décrire mais dès sa venue au monde il avait ce regard rempli d’amour… c’est grâce à ce regard que son père et moi avons pu surmonter la nouvelle.

Nous avons également eu beaucoup de chance car avons été très entouré par le personnel médical, ce qui nous le savons n’est pas le cas pour beaucoup de parents dans notre situation.

Nous ignorions tout de la Trisomie 21, ou plutôt nous avions des croyances mais bien loin de la réalité…

Aujourd’hui, Nathanaël a 15 mois et que de chemin parcouru… nous avons créé une page facebook : « Un chromosome d’amour en plus », (oui parce que pour la petite histoire avec son regard plein d’amour à la maternité cette phrase est venue : j’ai dit à mon conjoint que s’il avait un chromosome en plus c’était parce que nous nous étions certainement beaucoup aimés… )

Nous avons souhaité créé cette page pour montrer à la société ce qu’est réellement la Trisomie 21, pour informer le public et favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap.

De là est venu naturellement l’idée d’une association portant le même nom : Un chromosome d’amour en plus et nous avons mille projets pour aider les parents confrontés au handicap à la naissance…

Nathanaël avance à son rythme, bien entendu de part la Trisomie 21, il est plus tortue que lièvre mais cela fait partie de son charme… Il tient assis depuis cet été et sait très bien se faire comprendre… c’est un charmeur né…

Notre vie de famille a été un peu chamboulée mais nous nous sommes adaptés, j’ai repris le travail à 80% alors qu’il avait 4 mois et c’est papa qui est à la maison.

Oui nous sommes une famille atypique, Alex mon conjoint gère le quotidien avec les rendez-vous médicaux et para-médicaux de Nathanaël.

Nous devons le stimuler quotidiennement pour que son évolution lui permette une plus grande autonomie par la suite. Il va d’ailleurs à la crèche 1 jour et demi par semaine ce qui permet à son papa d’avoir un peu de répit et gérer la maison.

Je suis fière de Nathanaël et de notre famille, son grand frère Antonin est très complice avec lui… lorsqu’il n’est pas là il le réclame et ne part jamais sans l’embrasser (même pour dormir).

Nathanaël est notre rayon de soleil, ce n’est pas tous les jours facile, nous avons un emploi du temps chargé, mais un peu comme toutes les familles non ?

Nous savons que nous devrons nous battre encore et encore pour que la société avance mais nous sommes déterminés pour le bonheur de Nathanaël et de tous les autres.

Si j’ai tenu à écrire cet article c’est pour communiquer et informer : la Trisomie 21 ce n’est pas si grave, certes ce n’est pas ce que nous souhaitons pour notre enfant lorsque nous l’imaginons mais croyez-moi c’est loin d’être insurmontable si tout le monde y met du sien.

Les personnes porteuses de Trisomie 21, sont comme vous et moi, elles ont des sentiments, des capacités, des appétences, elles peuvent être heureuses, tristes, amoureuses, compétentes et elles ont beaucoup plus à apporter que vous l’imaginez.

 

 

L’image contient peut-être : 1 personne, chapeau et plein air

 

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Mon parcours PMA

Je vous laisse avec le témoignage de Fanny sur son parcours PMA.

 

Bonjour à vous, et merci à ceux qui prendront le temps de me lire,

 


Par quoi commencer…par une brève présentation ? Je m’appelle Fanny, j’ai 28 ans, je suis en couple avec mon conjoint depuis presque 7 ans et cela fait maintenant 2 ans et demi que nous essayons d’avoir un enfant…en vain…c’est ce qui me pousse aujourd’hui à vous faire partager mes expériences, mes conseils, et mon désespoir.

Tout a commencé en mai 2015, mois où mon conjoint et moi décidons enfin de fonder notre famille, et ce après de nombreuses années de négociation intensives 😉 . Mais voilà tout ne s’est pas passé comme nous l’aurions voulu…voici nos péripéties.


Donc, du mois de mai jusqu’au mois de juillet RAS…c’est le début, on ne se prend pas la tête on laisse le temps au temps.

 

Puis vient le mois d’août, mois où mes fidèles copines, qui me rendent visite une fois par mois, tardent à venir, petite lueur d’espoir, après une semaine de retard me voilà partie faire une prise de sang (je ne jure que par les prises de sang pour une fiabilité à toute épreuve), grosse déception…c’est négatif. Je laisse donc passer quelques semaines en me disant que mes copines me font une petite blagounette et qu’elles viendraient un peu plus tard que prévu…mais toujours rien. Je refais une seconde prise de sang, et bien évidemment, elle est toujours négative. J’appelle donc mon gynécologue que j’avais dû voir une fois, comme toutes les filles, moins j’y allais mieux je me portais 😀 , je lui explique que mes dernières règles remontent au mois de juillet et que nous sommes tout de même en octobre, que je n’ai aucune idée de ce qu’il se trame. Il me demande de venir le jour même car il pense à un kyste…me voilà au cabinet pour une consultation mémorable. Tout se passe bien dans un 1er temps, il me fait une échographie, me demande de me rhabiller, nous voilà à son bureau, d’où il me sort «bon bah vous avez les ovaires polykystiques», euh moi pas comprendre, jamais entendu parlé de ma vie, késako ? «oui d’accord, c’est-à-dire ?», sa réponse a été un coup de massue, «ça, c’est votre poids ! Perdez 4 ou 5 kilos et vous revenez me voir on avisera, merci et bonne journée»…voilà voilà, comment culpabiliser, se détester, enfin bref, me mettre plus bas que terre et ressortir en larmes d’une consultation. Ni une ni deux, régime oblige pour suivre les conseils de ce « professionnel » de santé. Perte de 9 kilos en 1 mois et demi et bien évidemment toujours pas de règles à l’horizon.


Nous voilà maintenant en février 2016, je potasse un peu sur internet, pour me renseigner tout de même sur ces fameux ovaires polykystiques, et je trouve comme information qu’à la base c’est dû à un problème hormonal, une sécrétion d’hormones mâles qui empêche les futurs ovules de devenir mâtures, par conséquent, les follicules se stockent dans les ovaires, et enfin, qu’il est mieux d’aller voir une endocrinologue et de ne pas s’arrêter à un gynécologue. Remontée comme une pendule, je prends RDV avec une endocrinologue et un nouveau RDV avec ce fameux gynécologue. Le RDV chez l’endocrinologue s’est super bien passé, je ne manque pas de lui faire part du comportement du super gynécologue, heureusement qu’elle était déjà assise. Elle me prescrit du Duphaston, médicament qui est censé déclencher mes règles, et effectivement miracle ! Après 7 mois d’absence, les voilà ! À savoir que depuis je n’ai jamais eu besoin de reprendre du Duphaston pour déclencher mes règles, j’ai retrouvé mes cycles grâce à la prise de ce médicament. Vient ensuite le jour du RDV chez le gynécologue, et j’ai la ferme intention de ne pas ressortir en larmes comme à sa dernière consultation. En bref, j’ai tapé du poing sur la table, et ce n’est pas qu’une expression :’) , je lui ai dit que son comportement était inadmissible, que c’était honteux d’avoir cherché sur internet ce qu’était les ovaires polykystiques car il n’avait pas été fichu de prendre le temps de m’expliquer, que je n’avais peut-être pas fait médecine mais que je n’étais pas plus bête qu’une autre pour comprendre…enfin j’en passe et des meilleurs. Il m’explique donc les différents parcours qui m’attendent : en 1er les médicaments, en 2ème les piqûres, en 3ème les inséminations et enfin en 4ème les FIV. Il me prescrit donc du Clomid, médicament aidant pour l’ovulation et me donne RDV 14 jours après pour faire une échographie et voir si les follicules grossissent. 14ème jour, selon lui ça avait bien fonctionné donc il me prescrit une piqûre, l’Ovitrelle, pour déclencher l’ovulation et nous avons pour consigne de faire des câlins à volonté. Mais voilà ça ne fonctionne pas. Le mois suivant même procédé, et même résultat. Il m’oriente donc vers une autre gynécologue qui est spécialisée dans l’infertilité. 

Juillet 2016, RDV avec ma nouvelle gynécologue, un peu perchée, mais très professionnelle, et c’est ce qui m’importe 😉 . Elle décide d’essayer encore une fois le Clomid mais au lieu d’un médicament par jour, on passe à 2 par jour. Retard des copines…petite méfiance car je me dis que c’est comme un goût de déjà vu…après 1 semaine de retard je fais une prise de sang et là surprise ! C’est positif, nous sommes les plus heureux du monde, après un peu plus d’un an d’essai on y est, on s’empresse de le dire à nos proches…mais la joie à été de courte durée, une semaine après, le 1er août, grosses pertes de sang en allant aux toilettes le matin, direction les urgences gynécologiques, ils pensent à une fausse couche…mais pour en être sûr il faut faire une prise de sang ce jour et 2 jours plus tard pour voir si le taux de HCG augmente ou diminue. Le taux à effectivement chuté la fausse couche est confirmée. Grosse déprime en perspective…


Octobre 2016, après avoir remonté la pente, et ne pouvant plus voir une femme enceinte en peinture, nous passons à la seconde étape…les piqûres. Ma gynécologue me prescrit donc du Puregon, même intention que le Clomid, aider les follicules à devenir mâture, sauf que cette fois ci il faut que je me fasse des piqûres tous les soirs et que tous les 2 jours j’aille faire une prise de sang et voir ma gynécologue. Nous voilà parti pour un rythme assez soutenu mais on y croit, on ne lâche rien. Après plus de 20 jours de piqûres, elle me prescrit ma piqûre d’Ovitrelle pour déclencher l’ovulation en nous mettant en garde car il y a 4 ovules potentiels, donc risque même de grossesse multiple, mais on tente le coup. Elle me prescrit aussi une prise de sang à faire 15 jours après.


Novembre 2016, je croise tout pour avoir une bonne nouvelle, nous somme le 30 du mois et dans 3 jours nous fêtons nos 6 ans avec mon conjoint, et il est prévu que nous partions en vacances, j’aimerais tant lui annoncer une bonne nouvelle ce jour-là. Mon vœu est exaucé, la prise de sang est positive ! Explosion de joie, que du bonheur mais on reste légèrement sur nos gardes…on en parle à moins de personne, on essaie de se protéger et d’attendre ces fameux 3 premiers mois, mais c’est impossible, on a envie de le crier sur les toits.


Décembre, en plein milieu d’une journée je vais aux toilettes, et je découvre une mare de sang qui en a même traversé mon jean…en pleurs, nous voilà parti aux urgences gynécologiques, en se préparant à entendre la même chose qu’il y a 4 mois, mais non cette fois ci ce n’est pas une fausse couche, mais un hématome. Ils ne veulent pas se prononcer sur l’évolution de ma grossesse et je dois refaire une écho une semaine plus tard. Nous y voilà, nous faisons l’écho, et tout va bien, le cœur bat, c’était magique et tellement émouvant…larmes garanties ! Les saignements se stoppent, et nous continuons à nous projeter dans quelques mois…

Janvier 2017, le retour des saignements, retour aux urgences qui ne trouvent rien et qui ne sont pas inquiets par l’abondance de ces derniers. J’ai un RDV le mois prochain chez ma gynécologue pour le suivi de ma grossesse donc nous attendons patiemment. Et puis des saignements encore et toujours…ras le bol de vivre dans l’angoisse, nous laissons passer car nous avons bien compris qu’à ce stade de la grossesse il n’y a rien à faire à part attendre, attendre et attendre…


Février, je me lève un matin, entre le chemin du lit qui mène aux toilettes, perte d’un liquide à m’en mouiller même le pantalon. Pensant à une petite fuite urinaire (les joies de la grossesse), je continue à me préparer et pars pour le travail. Et puis, quelques semaines après, nous voilà au RDV chez ma gynécologue, elle me fait une échographie, et là, décomposition de ma gynéco, elle m’annonce tant bien que mal qu’il n’y a plus de liquide amniotique…elle m’envoie immédiatement vers les urgences gynécologiques qui confirment la chose. De là, on nous explique le parcours, nous devons revenir dans une semaine pour refaire une écho afin de voir si du liquide se serait réformé, ou si la situation est identique, dans quel cas, si nous ne voulons pas prendre de risque pour la santé du bébé, il faudra interrompre la grossesse en provoquant l’accouchement…l’effroi total. 


Mars 2017, nous faisons la 2ème échographie, le verdict tombe, la poche des eaux est belle et bien rompue…le bébé vit toujours mais est en souffrance…nous devons prendre une décision…attendre encore 5 semaines de grossesse pour pouvoir donner naissance à notre enfant, avec de gros risques de santé à venir, ou interrompre la grossesse…le choix à été une réelle torture…mais nous avons décidés sagement de mettre un terme à ma grossesse…nous voulons plus que tout au monde un enfant…mais pas à n’importe quel prix. Le 9 du mois, je suis donc rentrée en maternité pour qu’on me déclenche l’accouchement, en me donnant des médicaments toutes les 3h. Bien évidemment ça a mis du temps…j’ai eu des contractions uniquement vers 20h30…heure à laquelle je suis donc passée en salle de travail, on m’a posé la péridurale, et j’ai accouché de notre petite fille à 23h20. Après autopsie, rien à signaler tout était absolument normal, une hypothèse est émise sur mon hématome du début de grossesse, qui aurait fragilisé la poche des eaux, et plus le bébé grandissait, plus la poche des eaux se fragilisait…jusqu’à sa rupture…méga dépression…


Aujourd’hui, septembre 2017, depuis nous avons repris les traitements et nous essayons de faire notre deuil. Après encore 3 mois d’échec, nous allons maintenant changer le traitement en arrêtant le Puregon et en passant au Menopur…je commence demain. Il ne nous reste que 3 essais et après nous passons aux FIV… 


À présent vous connaissez mon parcours, notre parcours…nous continuons toujours d’espérer, c’est ce qu’il me permet d’avancer et de tenir debout. Nous sommes plus unis que jamais après toutes ces épreuves, et nous nous aimons encore plus. Il faut réellement que le couple soit solide car en PMA il traverse beaucoup d’épreuves. C’est un long et douloureux chemin, mais on se dit que ça finira forcément par payer un jour. Quand on est en PMA, on a l’impression d’être seule, notre féminité en prend un coup, on essaie de faire bonne figure quand une amie nous annonce sa grossesse…en se disant qu’un jour notre tour viendra…on passe par différentes phases, la tristesse, la colère, la jalousie…pour enfin réussir à entreprendre toutes ces démarches et toutes ces épreuves plus sereinement.


Merci pour tout de m’avoir lu jusqu’au bout…et pour celles qui sont en PMA…RESTEZ FORTE 😉

Fanny

 

 

 

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Mucoviscidose : 1 mot qui changea notre vie (lettre à mon fils)

Je vous laisse ce soir avec le témoignage plein d’amour de Charlotte, maman du petit garçon atteint de la Mucovisidose.

Mucoviscidose : 1 mot qui changea notre vie (lettre à mon fils)

Tu es né le 5 janvier 2016 à 12h21. Tu étais tellement beau. Ca faisait 9 mois que nous cohabitions et après des heures de travail, tu es là tout contre moi. Nous sommes tellement heureux. Ma voix t’ apaise déjà. C’est magique, nous sommes sur un petit nuage. Toute la famille est venue pour te rencontrer. Je vis un rêve. Les jours passent, nous sortons de la clinque et nous commençons à prendre nos marques à trois. Nous sommes fatigués, mais tellement comblés. Seulement, tu pleures, tu pleures beaucoup. On dirait que ton ventre te fait beaucoup souffrir, ce n’est que des coliques. Nous commençons quand même à nous inquiéter.

Nous sommes le 1er février 2017. Mon téléphone sonna. C’ est l’hôpital, ils veulent te voir rapidement, demain, des histoires de résultats anormaux au test de Guitry. Quoi ? Mais pourquoi ? Non pas toi. On essaye de rester calme, je t’ amènerai demain avec Marraine. Papa travail et il ne faut pas s’inquiéter pour rien.
Le lendemain, le 2 février 2017 : c’ est aujourd’hui ! Nous rentrons dans cet hôpital, j’ avais envie de hurler.
Nous sommes très bien pris en charge, on nous connaît :  » Vous êtes les parents d’ Ethan » ! On nous installe. 
Bon ca suffit la, je demande  » Pourquoi, on est là ? » , et il me répondit  » Le médecin va venir Madame ».

Ok, je t’installe. Je pense que toute ma vie, j’aurai en tête cette image : tu étais endormi dans ce lit d’hôpital, immense pour toi tellement que les barreaux faisait penser à une cage et cette vue de l’hôpital en arrière. 
Je pleurais sans savoir, je savais : tes maux de ventre et ta peau salée en disaient long.
Le Médecin est rentré et il a dit  » Bonjour Madame, je suis le Médecin, je suis sur de ce que je vais vous dire votre fils est atteint de MUCOVISCIDOSE ! Non !!!!

Pourquoi, mais pourquoi ? J’ ai hurlé et j’ai pleuré !!!! Non !!! Mon bébé !!!!
Sans laisser place aux doutes, tout s’ éclaira et tout s’expliqua. Nous avons dû le dire à papa et toute la famille. 
Nous sommes passé et nous passeront encore des moments difficiles.

Ce 2 février a changé notre vie, notre perceptive. Nous vivons maintenant aux rythmes des médicaments et du Kiné. Nous nettoyons la maison à la javel. Nous faisons déchausser les invités en rentrant et leur faisons mettre des masques lorqu’ils sont malades. Nous surveillons les épidémies Hivernal.
Notre vie passe en second car notre combat, c’est toi. Tu nous le rends bien !
Alors, sache mon fils que je serai toujours là pour toi. Mon plus beau cadeau, c’ est ton sourire.
Je n’ accepterai jamais la maladie, mais j’ apprends à vivre avec. Tu es ma plus belle réussite et je t’aime au-delà des étoiles.

Maman 
Charlotte MATHIEU ( 31)

Remerciements : Au CRCM pédiatrique de Toulouse, À nos familles et Amis (merci de nous supporter)
Et à  » Vaincre La mucoviscidose  » : « Combattre aujourd’hui pour guérir demain » 

 

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J’aurai aimé qu’on me dise : une grossesse ce n’est pas que du bonheur!

Témoignage de Lili, qui souhaite écrire son histoire sur sa première grossesse. 

J’aurai aimé qu’on me dise : une grossesse ce n’est pas que du bonheur!

Petit résumé de mon histoire : je tombe enceinte de mon premier enfant. Je suis trop heureuse ! Il est tellement attendu. Mais deux semaines après je ressens de grosses douleurs dans le bas du ventre. Je vais donc aux urgences pour me rassurer et ils ont peut de compassion et me renvoie chez moi en me disant que c’est normal c’est le début ça tire un peu.

Je rentre donc chez moi. Et le lendemain au travail encore une forte douleur cette fois, c’est les pompiers qui viennent me chercher et je retourne aux urgences. Cette fois ci deux personnes rentrent dans la salle d’ oscultation en parlant de leurs week-ends respectives sans se présenter et une des deux me rentre des doigts sans me prévenir pour vérifier mon col…

Elles me disent bah, c’est bon vous pouvez y aller et de revenir dans une semaine pour vérifier. Je suis sortie seule en pleurant en attendant mon conjoint. Une semaine plus tard, je retourne là-bas et cette fois-ci c’est un interne très gentil qui me propose de faire une échographie pour voir si tout va bien. Et là, il a fait quelque chose qui m’a énormément touché, il m’a fait écouter le Coeur de mon bébé et je suppose que pour toutes les mamans du monde c’est comme ça.

A partir de ce moment-là! C’est concret, vous ferez en sorte qu’il aille bien et tout faire pour le protégé. L’interne a cherché avec moi ce qui pourrait me causer ces douleurs et nous avons fini par trouver que c’était mon travail qui n’était pas adapté et ils sont pris la décision de m’arrêter toute ma grossesse pour ne pas prendre de risque. Mais je l’ai mal vécu, car beaucoup de femmes continuent à travailler et je voulais en être, je voulais continuer… Deux trois jours plus tard, je commence à vomir, beaucoup, vraiment beaucoup, je perds 1kg 5 kg 9kg et je vais descendre jusqu’à 15kg en un mois.

C’est la période la plus dure, car je ne m’ alimente plus et je ne tiens plus debout. J’ai beaucoup de mal à le vivre et mon conjoint est en détresse car impuissant devant cette situation. En plus, je le rejet sans le vouloir, car je ne supporte pas qu’il me voit dans cet état. Du coup, période très difficile pour moi et lui.

Ensuite, diabète de grossesse. Déjà, que je ne mange pas beaucoup restrictions alimentaires. Légumes vapeurs et poulet…
Mais voilà le 7e mois et malgré la fatigue ça va de mieux en mieux. Je commence enfin à profiter de ma grossesse et mon conjoint aussi. J’ai le droit de me lever et je sors enfin de chez moi! Je revis avec bonheur et ma grossesse n’est plus un fardeau! (attention, je n’ai jamais considéré mon bébé comme un fardeau, mais ma condition physique lors de ma grossesse)
Je profite de chaques moments et commence à faire tout ce qu’il faut pour l’arrivée du petit bonhomme. La vieille de l’accouchement quelques choses me dit que c’est pour bientôt. Donc on fait une dernière soirée en amoureux. On va se coucher et vers 3h50 du matin, je perds les eaux. On fonce à la maternité. L’accouchement s’est super bien passer. Ces durs mois ont abouti à un accouchement au top ! Je me sens bien et je souhaite aller long sans péri.

Tout le monde est à mon écoute et je prends même le temps de prendre soin aussi du papa qui est du coup lui aussi dans une bonne énergie.
Le travail à durée 12h, mais la sortie 15 min (du rapide).

Après tout ce que j’avais vécu, il était là et en bonne santé. On oublie la douleur, les moments de doute, les pleurs… On fini par pardonner. Mais je n’arrive pas à oublier la solitude. Je me suis sentie si seule de vivre ça, car je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’on ne doit pas en parler…
Ma deuxième grossesse (actuellement 4 mois) est comme la première, mais l’ayant déjà vécu je suis plus forte et plus optimiste, car je sais qu’au bout du chemin tout ira mieux et bien. J’aurais tellement voulu qu’on me le dise pour mon premier…

Qu’on me dise que ça va être difficile parfois mais qu’au moment où je l’aurais dans les bras tout ira bien.

 

Lili

 

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La dépression post partum! (Témoignage)

 

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Image: gynandco.fr/

Bébé est arrivé, vous avez tout préparé pour son arrivé et l’accueillir dans les meilleures conditions. Mais un visiteur surprenant et importun s’est invité : la dépression post-partum! 
Laura , 38 ans, est une mère et écrivain,  avant la naissance de sa fille Lana de 19 mois aujourd’hui, Laura était active, heureuse et épanouie dans sa vie personnelle et professionnelle… Elle a rapidement perdu, l’ énergie et l’ intérêt pour les activités qui auparavant l’excitait. Après un accouchement compliqué, une césarienne qui a conduit sa fille dans l’unité néonatale de soins intensifs, mais également des soucis supplémentaires associés à des coliques du nouveau-né. Laura a commencé à éprouver un sentiment croissant que quelque chose n’allait pas.

« Je ne connaissais pas la dépression post -partum pourtant, c’est ce qui m’est arrivait jusqu’à l’âge de 12 mois environ de ma fille.« 

Toutes ces choses que mes copines mamans font comme les ballades en poussettes ou regarder son bébé dans les yeux avec un grand sourire… Pour moi, c’ était impossible. J’étais devenu un robot qui devait faire les choses… Lui donner à manger, lui prendre son bain, réussir à l’endormir. Rien était fait avec envie, j’étais obligée de le faire alors je le faisais ! Le reste du temps elle restait dans son lit !

 Mon mari a senti que quelque chose n’allait pas ! Il était impuissant face à ma détresse ! Quand je regardais ma fille avec mon mari durant leur moment de complicité, je partais me réfugier dans la salle de bains pour m’effondrer en larmes. Il s’occupait tellement bien de Lana, tout était si simple pour lui, tout me renvoyait à ma défaillance…

Tout me peser énormément, j’étais tout simplement épuisée ! J’étais devenue un monstre aux yeux de mon marin, enfin, c’est ce que j’imaginais ! J’avais tellement honte de n’avoir pas envie de m’occuper de ma fille ! Je lui en voulais.. c‘était à cause d’elle cette situation! 

Tout se refermer autour de moi ! Ma famille ne me comprenait pas ! Mes copines ont fui en courant ! La dépression fait peur, mais elle n’est pas contagieuse ! 

Lana a grandi… Elle a soufflé sa première bougie ! Ce jour-là, j’ai eu un déclic ! Je l’ai regardé pour la première fois avec amour et tendresse. J’ai réalisé que j’avais perdu 1 an avec ma fille. Ce petit bout aux grands yeux noisette avait 1 an ! Je suis certaine que ma fille a senti ce déclic dans ma tête. Elle marchait à peine depuis quelques jours et elle s’est littéralement jetée dans mes bras. J’ai accouché de ma fille ce jour-là ! 

Malgré son impuissance face à ma détresse, mon mari a été d’un grand soutien. Nous avons pris rendez-vous chez un médecin deux semaines plus tard. Il m’a permis de me sentir mieux, de mettre des mots à mes maux.  Je n’avais plus honte enfin!

Il m’a fallu 1 an, 12 mois, 365 jours pour me sentir bien dans ma tête et dans mon corps. J’étais enfin prête à ouvrir mon cœur à celle qui compte le plus dans ma vie : ma fille ! Je l’aimais avant, je l’ai toujours aimé, mais je n’arrivais pas à lui montrer. 

Aujourd’hui, Lana a 19 mois, elle est mon bonheur au quotidien, elle est toute ma vie ! Je continue à voir cet homme qui me fait du bien, j’en ai encore besoin, car j’ai encore beaucoup de culpabilité face à cette première année, mais j’avance doucement, mais surement. 

J’ai encore peur aujourd’hui, mon mari et moi souhaitons avoir un deuxième enfant, mais cette peur me paralyse en pensant que ça pourrait arriver encore une fois. Je n’ai pas envie de faire revivre ça à mon bébé. Je suis encore fragile. Mais je sais que le temps m’aidera, je sais que mon mari et Lana sont là. 

J’aimerais dire à toutes ces femmes et ces hommes qui sont dans la même situation. Faites-vous aidez ! Parlez, n’ayez pas honte ! Ne restez pas seule face à cette montagne, ne perdez pas de temps… Parce que de l’autre côté de la montagne, c’est beau, c’est l’amour, c’est la vie ! 

Laura.

Merci Laura pour ce témoignage ! Si vous aussi, vous souhaitez partager votre témoignage de la dépression post-partum, vous pouvez m’envoyer votre témoignage en anonyme, pour que ce sujet ne soit plus un tabou! 

 

 

 

 

 

 

 

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Témoignage poignant d'une mamange

Je m’appelles Nina, j’ai eu 21ans le 25avril. J’ai aujourd’hui décidé de témoigner avec mes propres mots, dont j’espère certaines personnes pourront se reconnaître. J’ai décidé de témoigner sur le deuil périnatal.. Le 25 mars 2014, à 17h48 j’ai donné naissance à une jolie petite princesse du prénom de Yuna, de 32cm & 685g. Elle n’a pas eu la chance de vivre car elle était atteinte du syndrome Di Georges, c’est une délétion du chromosome 22, qui entraine dans plus de 75% des cas une malformation cardiaque, une déformation du palais, des troubles articulatoires, une lenteur, du retard à apprendre à marcher & j’en passe..


Quand on apprend qu’on porte la vie c’est quelque chose d’exceptionnelle, de tellement beau que rien ni personne ne peut nous détruire ce bonheur, on se croit invincible, on ne pense plus qu’au bébé, on a tellement de chose en tête.. Puis une réalité viens tout stopper, c’est comme si d’un seul coup le monde c’était arrêté de tourner, comme si tout n’était que malheur, je me dit « pourquoi moi, pourquoi mon bébé? » , dans un premier temps j’ai pas face à la réalité. Quand je suis allé dans un magasin essayé de trouver une tenue pour ma petite Yuna & que j’ai vu tout ces regards sur mon ventre je me suis forcer à sourire alors qu’au fond j’étai déjà morte & quand je suis arrivé à l’hôpital pour accoucher, ou plutôt pour arrêter la vie de mon enfant, j’ai vu toutes ces femmes enceintes tellement heureuse, j’avais un sentiment de haine, d’impuissance.. A 14h25, l’échographiste à injecté de la morphine pour arrêté le cœur de Yuna pour qu’elle puisse partir plus « paisiblement »; ça y est c’était fini, je me réveillerais plus avec les douces vagues que ma fille faisait à travers mon ventre, ou les nausées du matin. J’ai poussé 5 fois à 17h48 ma princesse est née sans un cri, dans un silence total.. On m’a dit « vous avez une belle petite fille » , je voulais pas la voir directement c’était trop dur alors la sage femme l’a emmené pour la laver, l’habiller, la prendre en photo, des photos que j’ai toujours avec moi. J’avais peur de la voir, j’ai d’abord vu les photos ensuite la sage femme me l’a emmené dans un drap blanc avec sa belle tenue & son bonnet que j’avais choisi avec son papa, elle était magnifiquement belle, mais sans vie, dans mes bras, tellement innocente du haut de ces 32cm..

C’était la première & dernière fois que je l’ai vu mais j’oublierais jamais ce moment, les détails. On m’a enlevé mon bébé, pour l’emmener à la morgue; j’ai refusé l’autopsie, ce petit bout avait déjà assez souffert..

Je suis ressortie 2 jours après de l’hôpital, les bras vide, sans un mot, pas de bébé qui pleure, mais la sensation d’être toujours enceinte, sensation de culpabilité, mais surtout d’injustice.. Autour de moi, c’était comme si y’avait juste mon cœur qui battait mais moi j’étais morte.. Au début, j’ai eu du monde autour de moi puis petit à petit tout le monde a disparu comme si le malheur était contagieux. Je suis jalouse de chaque femme enceinte que je vois dans la rue, & quand je vois un bébé en parfaite santé pareil. On me dit souvent que je retomberais enceinte quand j’y penserais plus, mais comment ne pas y penser?
Au droit civil, le bébé a le droit d’être dans un livret de famille mais juste avec un prénom, comme si il sagissait d’une « chose », ce n’est non plus pas reconnu au niveau de la sécurité social, quand je dois remplir des cases je dois mettre « célibataire, sans enfant » comme si ma Yuna n’avait jamais existé.. J’aimerais qu’il se passe quelque chose afin que le deuil périnatal soit reconnu c’est pour ça j’aimerais que mon témoignage soit partagé & re partagé qu’un jour ça puisse faire bouger les choses, au nom de tout les par’anges qui vivent dans le silence chaque jour, parce que leurs entourage n’ose pas en parler, leurs amis non plus, alors qu’en parler c’est tout ce qu’il nous reste..


Yuna aurait dû avoir normalement un an le 22juillet2015, mais ça va faire 16mois qu’elle s’est envolée, il me reste que quelques photos, l’empreinte de ces pieds, son doudou, son bracelet de naissance & les vêtements que j’avais acheté pour elle.. Mon texte ne fera pas un buzz, je sais très bien qu’il ne passera pas aux infos, mais partagez pour que le silence soit enfin brisé & surtout aux noms de tout ces petits anges partis bien trop tôt.. bien trop tôt..

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Merci pour ton témoignage, vous pouvez retrouver Nina sur sa page Facebook :

Se reconstruire après le décès de son enfant.

 

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Je laisse la plume à une maman courage!

Comme vous le savez, je laisse souvent la plume à mes lectrices, pour raconter ce qu’elles ont sur le cœur!

Voici le témoignage d’une maman:
Cela fera 12 ans en janvier, je venais de me marier, j’ai mis au monde mon petit ange. Une magnifique petite brunette. Ma deuxième fille. Quatre mois plus tard, on découvre qu’elle a une cardiopathie congénitale sévère. Opération en urgence à Paris. En décembre 2005, née ma troisième fille,une blondinette, ma louloute, cette fois! Mais 19 jours plus tard, mon petit ange doit être hospitaliser d’urgence!

Son cœur ne tiens plus et une maladie pulmonaire s’est greffée dessus! Il a fallu trouver à faire garder ma louloute tous les jours pour pouvoir être auprès d’elle en réanimation! Mon mari et moi ne dormions que 3h par nuit car la journée on était à l’hôpital et la nuit, louloute pleurait en permanence!!

Tout cela a durée jusqu’à ce troisième jour de janvier 2006, ou mon petit ange est décédée dans mes bras tôt le matin. Depuis ce jour, je ne vis plus mais survie grâce à mes deux filles et à mon Loulou, ne en 2007. Un magnifique petit blondinet. À ses deux ans, on découvre qu’il a des troubles autistiques!!! La je craque!! C’est trop!
Je décide alors de retravailler pour me changer les idées! Nous avons passer les premiers test d’autistes jeudi et faudra en refaire dans un mois pour un verdict final en décembre! Pour lui, mon mari et moi sommes seul! Aucune aide ni financière ni autre…
J’ai peut être fait une connerie en me lançant trop dans le boulot ! Je suis embauchée dans deux sociétés d’aide à domicile pour avoir au total 30h par semaine de boulot! Ça me plait.

Mais la je sature de fatigue! Ma surdité en a pris un coup. 

Avec tout ça elle s’est aggravée! J’ai eu mes nouvelles prothèses auditives aujourd’hui!  Maintenant va falloir trouver l’argent qu’il manque pour finir de payer.  Donc encore plus travailler!
Des amies me disent que je suis solide, très courageuse, mais moi je ne le pense pas.

Je veux juste être, malgré tout ce qu’on a vécu, une maman comme les autres! Sans être juger , sans avoir à supporter les moqueries régulières sur ma surdité ou le handicap de mon fils! Je veux être une femme, une maman comme les autres…

Merci pour ce témoignage émouvant, je pense que tes amies ont raison, tu es une maman comme les autres mais avec plus de courage…

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Témoignage PMA par Lucile

J’ai le plaisir de laisser la plume à Lucile:

Bonjour,

Je m’appelle Lucile, j’ai 28 ans et je vis avec mon chéri depuis 7 ans.

Il parait que je suis une PMette, car cela fait 3 ans que nous essayons d’avoir un enfant, avec un long parcours PMA.

Je ne voulais pas vous parlé de mon parcours PMA.

Je vous épargne les agendas remplis de rdv de prise de sang et d’écho…

Je vous épargne les bleus sur mon ventre causé par les seringues d’ovitrelle

Je vous épargne la fatigue, morale, physique…Les tensions de mon couple…

Je vous épargne les regards des gens…

Non, je ne vous raconterai pas ce parcours…

Beaucoup sur le net en ce moment parlent dès ses femmes PMette jalouses, méchante envieuse… Elles critiquent les mamans sur leurs façons d’éduquer leurs enfants. ectt

S’il vous plait ne mettez pas tout le monde dans le même sac !

Je ne suis pas maman et pourtant je suis le blog de Loulou et Bouboune, comme d’autre blog de maman je lis chaque histoire, je lis avec attention chaque question et réponse et vous posez sur Facebook.

Je ne suis pas jalouse, ni méchante, je suis simplement peut être envieuse. Est-ce que ça fait de moi un monstre?

Mon but bien sûr est de pouvoir donner la vie, mais mon rêve, c’est qu’un jour, on m’appelle maman, j’ai tellement d’amour à donner… Je sais que mon chéri ferait un merveilleux papa.

Je pense de plus en plus à ‘adoption et nous allons faire une demande très prochainement. J’ai toujours voulu adopter, mais je n’aurai jamais pensé que la vie m’y pousserait…

Ne me regardez pas comme si j’étais contagieuse, je suis une femme comme vous, à la seule différence c’est qu’aujourd’hui je n’ai toujours pas réalisé mon rêve!

Je ne vous demande pas de vous mettre à ma place, vous ne comprendrez pas , si vous n’êtes jamais passer par là. Comme je n’ai pas la chance encore d’être à la vôtre.

Ce n’est pas méchant, c’est juste une réalité.

À chaque fois que j’apprends qu’une amie est enceinte, je suis heureuse pour elle, envieuse mais heureuse!

Je cours à la maternité, pour voir la merveille, je l’embrasse, je souris, parfois, j’ai une larme qui coule…

J’ai la chance d’avoir des amies en or, qui ne cherche pas à me consoler, ou à cacher leur bonheur!

Elles ne me diront jamais  » Ne t’inquiètes pas un jour ça sera ton tour…« 

Parce qu’elles ont compris que pour moi ça serait la pire chose!

Merci à toi Chris, je te suis depuis le début avec « pour des mamans qui déchirent, »

Merci de me redonnais quelques fois le sourire quand je ne vais pas très bien !

Lucile

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Témoignage d'espoir d'une maman qui à reconstruit sa vie

 

Ceci est le témoignage d’espoir d’une maman qui à reconstruit sa vie,

Bonjour à toute ,

Je vous raconte ici un petit bout de ma vie , à 18 ans je rencontre le père de mon fils , très heureux ensemble tout se passait bien nous étions fiancé et avions pour projet de faire un deuxième bébé.

Beaucoup moins facile que pour le 1er qui s’était installé au bout de 3 mois, bb2 s’est fait désiré .
Au bout de plusieurs mois nous commencions à nous inquiété donc nous avons débuté les examens … de longs et lourds examens pour finalement entendre dire que ça allait « être compliqué » car j’ai un utérus rétro-versé et lui des nageurs pas très en forme…
En parallèle nous avions un projet maison , construire notre petit nid à nous !
Terrain trouvé, crédit signé, plan ok il ne manquait plus qu’à poser la 1ere pierre.
C’est la que nous avions décider de partir en vacances, à la mer chez sa famille, dernière petite vacances en famille avant le chantier et surtout se changer les idées par rapport à la pression que l’on se mettait pour bb2,
Et la contre toute attente … non non bébé 2 ne s’est pas invité non … il me quitte … oui mon fiancé me quitte en pleine vacances loin de chez nous, au bout de 8 ans, en plein essais bébé 2 et au tout début des travaux de notre maison ! Il me quitte la en vacances avec notre bout de choux de 3 ans sans aucun préavis , sans aucune discutions , ni chance , ni …explication…
Nous somme donc rentrés plus tôt que prévus … il nous à déposé , notre fils et moi et est partis.
10 jours sans nouvelles, une autre femme ? Plus de sentiments ? La crise de la trentaine ? La peur de l’engagement ? Et la maison ? Comment vas t-on faire ?
Je ne sais pas.
C’est moi qui apprends à sa famille qu’il m’a quitté , en cherchant à avoir de ces nouvelles…

Le temps passe et la douleur aussi (je vous la fais brève quand même) j’ai de la chance d’être bien entourée par ma famille et mes amies.
Peu de temps après , je revois un ancien collègue de travail par hasard ! Qui à l’époque connaissait ma situation de famille. Nous nous recroisons, souvent, il passe me voir à mon travail, je passe le voir au sien puis… il se décide ! Il faut dire qu’il me plaisait beaucoup même à l’époque mais sérieuse femme fiancée que j’étais, je n’ai jamais pensé à mal.
4 ans après nous sommes pacsés, nous avons acquis un petit nids d’amour, il s’entend bien avec mon fils qui grandit, et surtout nous une princesse (qui s’est invité!) viens comblé mon bonheur de maman !
Même si les 1ere années , les rapports avec le père de mon fils ont étés très durs, nous réussissons maintenant à avoir des contacts amicaux et avons refait tout les deux nos vies.
Maintenant je me rends compte que grâce à cette rupture que je croyais insurmontable je suis maintenant plus heureuse et épanouie que jamais.

Si des mamans se retrouve dans le début de mon histoire sachez que forcément quelqu’un de bien saura vous rendre heureuse, au moins autant que vous le méritez:)

Nani

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La décision la plus difficile de notre vie…

Voici mon témoignage.

Je suis maman d’une petite princesse qui va bientôt avoir 3 ans et donc qui rentre à l’école en septembre.

Avec mon mari nous avons décidé de remettre le couvert lol en juin 2013 j’étais enceinte de mon deuxième, tout allait bien.

J’ai fait mon écho du 2e trimestre car ma gygy a découvert un souci au niveau du fémur, c’était en novembre 2013.

J’ai été voir un gygy qui m’a fait une écho 3D et qui a confirmé le souci.

Le pronostique était soit mon petit garçon était trop petit soit atteint d’une maladie dont il ne savait pas le nom.

J’ai eu une amnio et les résultats étaient bons. J’ai refait une écho en décembre, il continuait toujours a grandir même plus qu’il ne l’aurai penser.

Je devais faire un irm.

J’ai donc fait l’irm début janvier et là le verdict est tombé… Mon fils était atteint d’une maladie osseuse constitutionnelle.

Les médecins nous ont dits que notre fils n’a pas de place pour développer ses poumons et qu’il aura des gros soucis pour marcher s’il aurai pu marcher un jour…

On a appris qu’il n’aurait vécu que quelques heures ou quelques jours.

J’ai été très soutenu par mon mari.

Avec mon mari, nous avons donc pris la décision la plus dure de notre vie, j’ai eu une IMG le 27 janvier 2014 ou j’ai pu voir mon petit ange si beau…

Les médecins me conseillent d’essayer de refaire un bébé et de ne pas trop attendre, que feriez vous a ma place ?

Sachant que je suis prise entre deux chaises, car je veux un bébé et je n’en veux pas, mon mari et ma fille désirent aussi un bébé.

Avez-vous déjà vécu la même situation ?

Vos commentaires sont les bienvenus…

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Une anonyme