Publié dans Mes coups de coeur

​A ceux qui passent des heures pour coucher leurs enfants…

​A ceux qui passent des heures pour coucher leurs enfants…

Extrait de l’enfant de Maria Montessori.

 » Quand il va se coucher, le soir, l’enfant appelle la personne qu’il aime et la supplie de ne pas l’abandonner. […]. 

L’adulte passe à côté de cet amour mystique sans s’en aperçevoir. Et ce petit être qui nous aime grandira et disparaitra. 

Qui donc nous aimera jamais comme lui ? Qui nous appellera jamais, sur le point d’aller se coucher, en disant « Reste… ». Plus tard il dira, indifférent : « Bonne nuit.

 Bonsoir ». […]. Nous nous défendons contre cet amour qui passera. Et nous n’en trouverons plus un pareil. 

Trépidants, nous disons : « Je n’ai pas le temps. Je ne peux pas. J’ai beaucoup à faire ». Et nous pensons, en nous même : « Il faut que ce petit se corrige, sans quoi nous serons esclaves ». 

Ce que nous voulons, c’est nous libérer de lui, pour faire ce qui nous plait, pour ne pas renoncer à nos commodités.

Un caprice terrible est celui qui consiste à éveiller ses parents le matin, quand ceux-ci dorment encore.

Pourtant, quoi donc, sinon l’amour, pousse l’enfant à peine éveillé, à chercher ses parents ? […] Sans doute, la chambre est encore sombre ; l’enfant avance en trébuchant, le coeur serré par la peur de l’obscurité : mais il surmonte tout et arrive très doucement… il touche ses parents… Le père et la mère grondent … « Je t’ai dit de ne pas me réveiller le matin… » – « Mais je ne t’ai pas reveillée, dit l’enfant, je t’ai seulement touchée. Je voulais seulement t’embrasser. »

C’est comme s’il disait : « Je ne voulais pas vous éveiller matériellement, mais seulement appeler votre esprit… »

Oui, l’amour de l’enfant pour nous est très important. Père et mère dorment toute la vie ; ils ont tendance à dormir sur toutes choses ; il est nécessaire qu’un être neuf les secoue et les soutienne avec une énergie fraiche et vive qui n’existe plus en eux.

 Il faut un être qui agisse différemment et qui vienne dire, chaque matin : « Il y a une autre vie, qui tu as oubliée. Apprends à vivre mieux… ». 

Vivre mieux ; sentir l’amour nous toucher… L’homme dégénérerait sans l’enfant qui l’aide à s’élever. » 

Si vous avez envie de lire ce livre, vous pouvez le trouver ici L’enfant

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