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La dépression post partum! (Témoignage)

 

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Image: gynandco.fr/

Bébé est arrivé, vous avez tout préparé pour son arrivé et l’accueillir dans les meilleures conditions. Mais un visiteur surprenant et importun s’est invité : la dépression post-partum! 
Laura , 38 ans, est une mère et écrivain,  avant la naissance de sa fille Lana de 19 mois aujourd’hui, Laura était active, heureuse et épanouie dans sa vie personnelle et professionnelle… Elle a rapidement perdu, l’ énergie et l’ intérêt pour les activités qui auparavant l’excitait. Après un accouchement compliqué, une césarienne qui a conduit sa fille dans l’unité néonatale de soins intensifs, mais également des soucis supplémentaires associés à des coliques du nouveau-né. Laura a commencé à éprouver un sentiment croissant que quelque chose n’allait pas.

« Je ne connaissais pas la dépression post -partum pourtant, c’est ce qui m’est arrivait jusqu’à l’âge de 12 mois environ de ma fille.« 

Toutes ces choses que mes copines mamans font comme les ballades en poussettes ou regarder son bébé dans les yeux avec un grand sourire… Pour moi, c’ était impossible. J’étais devenu un robot qui devait faire les choses… Lui donner à manger, lui prendre son bain, réussir à l’endormir. Rien était fait avec envie, j’étais obligée de le faire alors je le faisais ! Le reste du temps elle restait dans son lit !

 Mon mari a senti que quelque chose n’allait pas ! Il était impuissant face à ma détresse ! Quand je regardais ma fille avec mon mari durant leur moment de complicité, je partais me réfugier dans la salle de bains pour m’effondrer en larmes. Il s’occupait tellement bien de Lana, tout était si simple pour lui, tout me renvoyait à ma défaillance…

Tout me peser énormément, j’étais tout simplement épuisée ! J’étais devenue un monstre aux yeux de mon marin, enfin, c’est ce que j’imaginais ! J’avais tellement honte de n’avoir pas envie de m’occuper de ma fille ! Je lui en voulais.. c‘était à cause d’elle cette situation! 

Tout se refermer autour de moi ! Ma famille ne me comprenait pas ! Mes copines ont fui en courant ! La dépression fait peur, mais elle n’est pas contagieuse ! 

Lana a grandi… Elle a soufflé sa première bougie ! Ce jour-là, j’ai eu un déclic ! Je l’ai regardé pour la première fois avec amour et tendresse. J’ai réalisé que j’avais perdu 1 an avec ma fille. Ce petit bout aux grands yeux noisette avait 1 an ! Je suis certaine que ma fille a senti ce déclic dans ma tête. Elle marchait à peine depuis quelques jours et elle s’est littéralement jetée dans mes bras. J’ai accouché de ma fille ce jour-là ! 

Malgré son impuissance face à ma détresse, mon mari a été d’un grand soutien. Nous avons pris rendez-vous chez un médecin deux semaines plus tard. Il m’a permis de me sentir mieux, de mettre des mots à mes maux.  Je n’avais plus honte enfin!

Il m’a fallu 1 an, 12 mois, 365 jours pour me sentir bien dans ma tête et dans mon corps. J’étais enfin prête à ouvrir mon cœur à celle qui compte le plus dans ma vie : ma fille ! Je l’aimais avant, je l’ai toujours aimé, mais je n’arrivais pas à lui montrer. 

Aujourd’hui, Lana a 19 mois, elle est mon bonheur au quotidien, elle est toute ma vie ! Je continue à voir cet homme qui me fait du bien, j’en ai encore besoin, car j’ai encore beaucoup de culpabilité face à cette première année, mais j’avance doucement, mais surement. 

J’ai encore peur aujourd’hui, mon mari et moi souhaitons avoir un deuxième enfant, mais cette peur me paralyse en pensant que ça pourrait arriver encore une fois. Je n’ai pas envie de faire revivre ça à mon bébé. Je suis encore fragile. Mais je sais que le temps m’aidera, je sais que mon mari et Lana sont là. 

J’aimerais dire à toutes ces femmes et ces hommes qui sont dans la même situation. Faites-vous aidez ! Parlez, n’ayez pas honte ! Ne restez pas seule face à cette montagne, ne perdez pas de temps… Parce que de l’autre côté de la montagne, c’est beau, c’est l’amour, c’est la vie ! 

Laura.

Merci Laura pour ce témoignage ! Si vous aussi, vous souhaitez partager votre témoignage de la dépression post-partum, vous pouvez m’envoyer votre témoignage en anonyme, pour que ce sujet ne soit plus un tabou! 

 

 

 

 

 

 

 

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Témoignage poignant d’une mamange

Je m’appelles Nina, j’ai eu 21ans le 25avril. J’ai aujourd’hui décidé de témoigner avec mes propres mots, dont j’espère certaines personnes pourront se reconnaître. J’ai décidé de témoigner sur le deuil périnatal.. Le 25 mars 2014, à 17h48 j’ai donné naissance à une jolie petite princesse du prénom de Yuna, de 32cm & 685g. Elle n’a pas eu la chance de vivre car elle était atteinte du syndrome Di Georges, c’est une délétion du chromosome 22, qui entraine dans plus de 75% des cas une malformation cardiaque, une déformation du palais, des troubles articulatoires, une lenteur, du retard à apprendre à marcher & j’en passe..


Quand on apprend qu’on porte la vie c’est quelque chose d’exceptionnelle, de tellement beau que rien ni personne ne peut nous détruire ce bonheur, on se croit invincible, on ne pense plus qu’au bébé, on a tellement de chose en tête.. Puis une réalité viens tout stopper, c’est comme si d’un seul coup le monde c’était arrêté de tourner, comme si tout n’était que malheur, je me dit « pourquoi moi, pourquoi mon bébé? » , dans un premier temps j’ai pas face à la réalité. Quand je suis allé dans un magasin essayé de trouver une tenue pour ma petite Yuna & que j’ai vu tout ces regards sur mon ventre je me suis forcer à sourire alors qu’au fond j’étai déjà morte & quand je suis arrivé à l’hôpital pour accoucher, ou plutôt pour arrêter la vie de mon enfant, j’ai vu toutes ces femmes enceintes tellement heureuse, j’avais un sentiment de haine, d’impuissance.. A 14h25, l’échographiste à injecté de la morphine pour arrêté le cœur de Yuna pour qu’elle puisse partir plus « paisiblement »; ça y est c’était fini, je me réveillerais plus avec les douces vagues que ma fille faisait à travers mon ventre, ou les nausées du matin. J’ai poussé 5 fois à 17h48 ma princesse est née sans un cri, dans un silence total.. On m’a dit « vous avez une belle petite fille » , je voulais pas la voir directement c’était trop dur alors la sage femme l’a emmené pour la laver, l’habiller, la prendre en photo, des photos que j’ai toujours avec moi. J’avais peur de la voir, j’ai d’abord vu les photos ensuite la sage femme me l’a emmené dans un drap blanc avec sa belle tenue & son bonnet que j’avais choisi avec son papa, elle était magnifiquement belle, mais sans vie, dans mes bras, tellement innocente du haut de ces 32cm..

C’était la première & dernière fois que je l’ai vu mais j’oublierais jamais ce moment, les détails. On m’a enlevé mon bébé, pour l’emmener à la morgue; j’ai refusé l’autopsie, ce petit bout avait déjà assez souffert..

Je suis ressortie 2 jours après de l’hôpital, les bras vide, sans un mot, pas de bébé qui pleure, mais la sensation d’être toujours enceinte, sensation de culpabilité, mais surtout d’injustice.. Autour de moi, c’était comme si y’avait juste mon cœur qui battait mais moi j’étais morte.. Au début, j’ai eu du monde autour de moi puis petit à petit tout le monde a disparu comme si le malheur était contagieux. Je suis jalouse de chaque femme enceinte que je vois dans la rue, & quand je vois un bébé en parfaite santé pareil. On me dit souvent que je retomberais enceinte quand j’y penserais plus, mais comment ne pas y penser?
Au droit civil, le bébé a le droit d’être dans un livret de famille mais juste avec un prénom, comme si il sagissait d’une « chose », ce n’est non plus pas reconnu au niveau de la sécurité social, quand je dois remplir des cases je dois mettre « célibataire, sans enfant » comme si ma Yuna n’avait jamais existé.. J’aimerais qu’il se passe quelque chose afin que le deuil périnatal soit reconnu c’est pour ça j’aimerais que mon témoignage soit partagé & re partagé qu’un jour ça puisse faire bouger les choses, au nom de tout les par’anges qui vivent dans le silence chaque jour, parce que leurs entourage n’ose pas en parler, leurs amis non plus, alors qu’en parler c’est tout ce qu’il nous reste..


Yuna aurait dû avoir normalement un an le 22juillet2015, mais ça va faire 16mois qu’elle s’est envolée, il me reste que quelques photos, l’empreinte de ces pieds, son doudou, son bracelet de naissance & les vêtements que j’avais acheté pour elle.. Mon texte ne fera pas un buzz, je sais très bien qu’il ne passera pas aux infos, mais partagez pour que le silence soit enfin brisé & surtout aux noms de tout ces petits anges partis bien trop tôt.. bien trop tôt..

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Merci pour ton témoignage, vous pouvez retrouver Nina sur sa page Facebook :

Se reconstruire après le décès de son enfant.

 

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Je laisse la plume à une maman courage!

Comme vous le savez, je laisse souvent la plume à mes lectrices, pour raconter ce qu’elles ont sur le cœur!

Voici le témoignage d’une maman:
Cela fera 12 ans en janvier, je venais de me marier, j’ai mis au monde mon petit ange. Une magnifique petite brunette. Ma deuxième fille. Quatre mois plus tard, on découvre qu’elle a une cardiopathie congénitale sévère. Opération en urgence à Paris. En décembre 2005, née ma troisième fille,une blondinette, ma louloute, cette fois! Mais 19 jours plus tard, mon petit ange doit être hospitaliser d’urgence!

Son cœur ne tiens plus et une maladie pulmonaire s’est greffée dessus! Il a fallu trouver à faire garder ma louloute tous les jours pour pouvoir être auprès d’elle en réanimation! Mon mari et moi ne dormions que 3h par nuit car la journée on était à l’hôpital et la nuit, louloute pleurait en permanence!!

Tout cela a durée jusqu’à ce troisième jour de janvier 2006, ou mon petit ange est décédée dans mes bras tôt le matin. Depuis ce jour, je ne vis plus mais survie grâce à mes deux filles et à mon Loulou, ne en 2007. Un magnifique petit blondinet. À ses deux ans, on découvre qu’il a des troubles autistiques!!! La je craque!! C’est trop!
Je décide alors de retravailler pour me changer les idées! Nous avons passer les premiers test d’autistes jeudi et faudra en refaire dans un mois pour un verdict final en décembre! Pour lui, mon mari et moi sommes seul! Aucune aide ni financière ni autre…
J’ai peut être fait une connerie en me lançant trop dans le boulot ! Je suis embauchée dans deux sociétés d’aide à domicile pour avoir au total 30h par semaine de boulot! Ça me plait.

Mais la je sature de fatigue! Ma surdité en a pris un coup. 

Avec tout ça elle s’est aggravée! J’ai eu mes nouvelles prothèses auditives aujourd’hui!  Maintenant va falloir trouver l’argent qu’il manque pour finir de payer.  Donc encore plus travailler!
Des amies me disent que je suis solide, très courageuse, mais moi je ne le pense pas.

Je veux juste être, malgré tout ce qu’on a vécu, une maman comme les autres! Sans être juger , sans avoir à supporter les moqueries régulières sur ma surdité ou le handicap de mon fils! Je veux être une femme, une maman comme les autres…

Merci pour ce témoignage émouvant, je pense que tes amies ont raison, tu es une maman comme les autres mais avec plus de courage…

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Témoignage PMA par Lucile

J’ai le plaisir de laisser la plume à Lucile:

Bonjour,

Je m’appelle Lucile, j’ai 28 ans et je vis avec mon chéri depuis 7 ans.

Il parait que je suis une PMette, car cela fait 3 ans que nous essayons d’avoir un enfant, avec un long parcours PMA.

Je ne voulais pas vous parlé de mon parcours PMA.

Je vous épargne les agendas remplis de rdv de prise de sang et d’écho…

Je vous épargne les bleus sur mon ventre causé par les seringues d’ovitrelle

Je vous épargne la fatigue, morale, physique…Les tensions de mon couple…

Je vous épargne les regards des gens…

Non, je ne vous raconterai pas ce parcours…

Beaucoup sur le net en ce moment parlent dès ses femmes PMette jalouses, méchante envieuse… Elles critiquent les mamans sur leurs façons d’éduquer leurs enfants. ectt

S’il vous plait ne mettez pas tout le monde dans le même sac !

Je ne suis pas maman et pourtant je suis le blog de Loulou et Bouboune, comme d’autre blog de maman je lis chaque histoire, je lis avec attention chaque question et réponse et vous posez sur Facebook.

Je ne suis pas jalouse, ni méchante, je suis simplement peut être envieuse. Est-ce que ça fait de moi un monstre?

Mon but bien sûr est de pouvoir donner la vie, mais mon rêve, c’est qu’un jour, on m’appelle maman, j’ai tellement d’amour à donner… Je sais que mon chéri ferait un merveilleux papa.

Je pense de plus en plus à ‘adoption et nous allons faire une demande très prochainement. J’ai toujours voulu adopter, mais je n’aurai jamais pensé que la vie m’y pousserait…

Ne me regardez pas comme si j’étais contagieuse, je suis une femme comme vous, à la seule différence c’est qu’aujourd’hui je n’ai toujours pas réalisé mon rêve!

Je ne vous demande pas de vous mettre à ma place, vous ne comprendrez pas , si vous n’êtes jamais passer par là. Comme je n’ai pas la chance encore d’être à la vôtre.

Ce n’est pas méchant, c’est juste une réalité.

À chaque fois que j’apprends qu’une amie est enceinte, je suis heureuse pour elle, envieuse mais heureuse!

Je cours à la maternité, pour voir la merveille, je l’embrasse, je souris, parfois, j’ai une larme qui coule…

J’ai la chance d’avoir des amies en or, qui ne cherche pas à me consoler, ou à cacher leur bonheur!

Elles ne me diront jamais  » Ne t’inquiètes pas un jour ça sera ton tour…« 

Parce qu’elles ont compris que pour moi ça serait la pire chose!

Merci à toi Chris, je te suis depuis le début avec « pour des mamans qui déchirent, »

Merci de me redonnais quelques fois le sourire quand je ne vais pas très bien !

Lucile

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Témoignage d’espoir d’une maman qui à reconstruit sa vie

 

Ceci est le témoignage d’espoir d’une maman qui à reconstruit sa vie,

Bonjour à toute ,

Je vous raconte ici un petit bout de ma vie , à 18 ans je rencontre le père de mon fils , très heureux ensemble tout se passait bien nous étions fiancé et avions pour projet de faire un deuxième bébé.

Beaucoup moins facile que pour le 1er qui s’était installé au bout de 3 mois, bb2 s’est fait désiré .
Au bout de plusieurs mois nous commencions à nous inquiété donc nous avons débuté les examens … de longs et lourds examens pour finalement entendre dire que ça allait « être compliqué » car j’ai un utérus rétro-versé et lui des nageurs pas très en forme…
En parallèle nous avions un projet maison , construire notre petit nid à nous !
Terrain trouvé, crédit signé, plan ok il ne manquait plus qu’à poser la 1ere pierre.
C’est la que nous avions décider de partir en vacances, à la mer chez sa famille, dernière petite vacances en famille avant le chantier et surtout se changer les idées par rapport à la pression que l’on se mettait pour bb2,
Et la contre toute attente … non non bébé 2 ne s’est pas invité non … il me quitte … oui mon fiancé me quitte en pleine vacances loin de chez nous, au bout de 8 ans, en plein essais bébé 2 et au tout début des travaux de notre maison ! Il me quitte la en vacances avec notre bout de choux de 3 ans sans aucun préavis , sans aucune discutions , ni chance , ni …explication…
Nous somme donc rentrés plus tôt que prévus … il nous à déposé , notre fils et moi et est partis.
10 jours sans nouvelles, une autre femme ? Plus de sentiments ? La crise de la trentaine ? La peur de l’engagement ? Et la maison ? Comment vas t-on faire ?
Je ne sais pas.
C’est moi qui apprends à sa famille qu’il m’a quitté , en cherchant à avoir de ces nouvelles…

Le temps passe et la douleur aussi (je vous la fais brève quand même) j’ai de la chance d’être bien entourée par ma famille et mes amies.
Peu de temps après , je revois un ancien collègue de travail par hasard ! Qui à l’époque connaissait ma situation de famille. Nous nous recroisons, souvent, il passe me voir à mon travail, je passe le voir au sien puis… il se décide ! Il faut dire qu’il me plaisait beaucoup même à l’époque mais sérieuse femme fiancée que j’étais, je n’ai jamais pensé à mal.
4 ans après nous sommes pacsés, nous avons acquis un petit nids d’amour, il s’entend bien avec mon fils qui grandit, et surtout nous une princesse (qui s’est invité!) viens comblé mon bonheur de maman !
Même si les 1ere années , les rapports avec le père de mon fils ont étés très durs, nous réussissons maintenant à avoir des contacts amicaux et avons refait tout les deux nos vies.
Maintenant je me rends compte que grâce à cette rupture que je croyais insurmontable je suis maintenant plus heureuse et épanouie que jamais.

Si des mamans se retrouve dans le début de mon histoire sachez que forcément quelqu’un de bien saura vous rendre heureuse, au moins autant que vous le méritez:)

Nani

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La décision la plus difficile de notre vie…

Voici mon témoignage.

Je suis maman d’une petite princesse qui va bientôt avoir 3 ans et donc qui rentre à l’école en septembre.

Avec mon mari nous avons décidé de remettre le couvert lol en juin 2013 j’étais enceinte de mon deuxième, tout allait bien.

J’ai fait mon écho du 2e trimestre car ma gygy a découvert un souci au niveau du fémur, c’était en novembre 2013.

J’ai été voir un gygy qui m’a fait une écho 3D et qui a confirmé le souci.

Le pronostique était soit mon petit garçon était trop petit soit atteint d’une maladie dont il ne savait pas le nom.

J’ai eu une amnio et les résultats étaient bons. J’ai refait une écho en décembre, il continuait toujours a grandir même plus qu’il ne l’aurai penser.

Je devais faire un irm.

J’ai donc fait l’irm début janvier et là le verdict est tombé… Mon fils était atteint d’une maladie osseuse constitutionnelle.

Les médecins nous ont dits que notre fils n’a pas de place pour développer ses poumons et qu’il aura des gros soucis pour marcher s’il aurai pu marcher un jour…

On a appris qu’il n’aurait vécu que quelques heures ou quelques jours.

J’ai été très soutenu par mon mari.

Avec mon mari, nous avons donc pris la décision la plus dure de notre vie, j’ai eu une IMG le 27 janvier 2014 ou j’ai pu voir mon petit ange si beau…

Les médecins me conseillent d’essayer de refaire un bébé et de ne pas trop attendre, que feriez vous a ma place ?

Sachant que je suis prise entre deux chaises, car je veux un bébé et je n’en veux pas, mon mari et ma fille désirent aussi un bébé.

Avez-vous déjà vécu la même situation ?

Vos commentaires sont les bienvenus…

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Une anonyme

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Témoignage parcours PMA

Suite à une Endométriose détectée 2 ans après le début des essais bébé 1, nous avons été dirigés vers un centre PMA.

J’ai subi une kystectomie   puis s’en est s’ uivi 3 IACs et 2 FIVs et enfin, après 18 mois de traitements (et 20 kilos dans les dents ) le résultat positif de la prise de sang nous comble de joie!

Une grossesse magique, un accouchement parfait et une petite fille qui nous comble depuis plus de 3 ans !

Alors que nous avions décidé de repartir sur les traitements une fois que la « grande » serait à l’école.

La nature en a voulu autrement et nous a offert un bébé surprise (mon bébé bio )

2e grossesse idyllique, 2e accouchement parfait et un petit bonhomme qui a aujourd’hui 5 mois et demi!

A toutes celles qui passent par la PMA je souhaite bon courage, la route est longue et sinueuse mais le résultat est tout simplement magique.

Aurélie

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Témoignage

Mon témoignage somme toute pas aussi spécial que certains mais c’est le mien  et il est long
« J’ai rencontré mon homme par hasard au détour de la toile, tombée amoureuse de sa voix pleine de soleil. Un 1er regard sur un quai de gare qui fait dire que « c’est lui »…. Je deviens marâtre avant d’être mère car il a 2 magnifiques garçons
On décide très vite de faire un bb mais ce bb mettra 11mois a s’installé au creux de mon ventre.
et nous voilà parti pour 9 mois (enfin non 8) de bonheur, de félicité, de sérénité entre coupés de km à faire en voiture parce que papa et maman ne vivent pas ensembles. On s’installe ensemble pour le réveillon, on ben faut bien défaire les cartons, rdv un vendredi tout va bien, col fermé. Mardi matin, couchée 00h00, levée 00h05, ben oui j’arrive pas à dormir et je sais que c’est pour cette nuit avec 3 semaines d’avance. Les contractions se rapprochent, je crépie les toilettes, je perds le BM, téléphone à la maternité à 4h00, préparation de la valise en 4ème vitesse car ils m’attendent tout ça avec des contractions toutes les 5min. arrivés aux urgences à 5h, porte fermée  et les contractions sont passés à toutes les 2min. on nous ouvre enfin après 7min d’attention qui me paraissent des années.
Osculation, je suis ouverte à 5cm c’est donc parti pour la grande aventure.
Pause de la péridurale à 7h, … on laisse faire bébé… 8h20, il faut pousser car bébé n’y arrive plus tout seul et s’affaibli. OK ben c pas gagné après une nuit blanche.
2 / 3 poussées et un cri, oh quel cri magnifique… mais le plus magnifique reste à venir…
Mon homme qui m’annonce « Oh ma puce, tu m’as donné une princesse ! »
Ma puce vient d’avoir 11mois et on décide de lui faire un petit frère ou une petite sœur… difficile car ça marche pas malgré que rien ne cloche chez aucun de nous deux. Les gynéco ne veulent pas nous aider. Pendant cette période d’attente de 24mois, on doit laisser notre maison, on se retrouve sans toit mais mon grd-père nous ouvre ses portes, déménagement à faire avec une petite de 2ans. On trouve après 5mois de collocation difficile, une maison, je trouve un travail et….. Je tombe enceinte !
Même grossesse facile, sans complication sauf à la fin avec la fatigue et la chaleur mon col s’ouvre à 7mois ½ donc repos. Je mènerai cette grossesse jusqu’à 39sa pour donner naissance à un petit mec sans pousser, sans rien faire…. Mais mon mari a failli le voir atterrir sur le carrelage tellement il a pris de cours la sage-femme.
On est heureux avec nos 2 enfants mais l’envie d’un petit 3ème se fait vite sentir, comme on a eu du mal à avoir le 2nd on se décide alors qu’il a 6 mois, et miracle… seulement 4 mois après bb est là.
1ère visite car perte de sang à 6sa… mais malheureusement au 1er coup d’œil on ne voit rien… faudra revenir. Mais il regarde encore et là « surprise ils sont deux ! » pardon… et bien oui 2 petits points clignotent à l’écran, 2 petits cœurs battent dans mon ventre.
Grossesse très surveillée du fait de sa gémellité, ce coup si on décide de savoir si ce sont des filles, des garçons ou les deux qui se cachent là juste sous mon nombril… et voilà que 2 princesses sont entrain de se faire belle pour rencontrer leur famille.
à 33sa, voilà que je perds du sang, mon gynéco étant en vacances, je cours (ou presque) aux urgences. On me garde ! On me met sous perfusion pour arrêter le peu de contractions (que je ne sens pas) que j’ai, on me fait les piq-piq pour la maturation des poumons. Mais pas d’estimation du poids des bb. Je pleure pendant 10jours à cause de la douleur de la perfusion, de ce bon dieu de produit qu’on m’infiltre dans les veines et qui me fait souffrir. Seul moment de bonheur, les sms, mms que m’envoi mon mari, les petits mots de mes grands qu’il filme pour moi.
Ma plus grosse déception, ne pas être présente pour les 5ans que ma grande.
On m’envoi un psy car je suis littéralement entrain de péter un câble. J’arrive enfin à me faire attendre, ce ne sont pas les contractions qui me font mal mais votre produit pour arrêter ces dites contractions. Le gynéco de garde décide enfin de faire une écho de contrôle et… à 34sa mes filles sont estimées à 2.500kg chacune, elles craignent rien, elles peuvent sortir.
J’impose d’être sevrée de la perf en 2h car sinon j’arrache tout. On me garde en observation encore pendant 2 jours et je peux rentrer.
Je prends rdv avec mon gynéco quelques jours après qui m’annonce que je peux lâché prise, qu’elles peuvent venir. Elles se décideront 1 semaine après soit à 35sa et 5jours, la 1ère comme une lettre à la poste après une fissure de sa poche et 6h50 de travail, la 2nde après une manœuvre de grande extraction avec passage par les pieds, 10min plutard. Après seulement 1h de couveuse, j’ai pu les prendre dans mes bras.
Aujourd’hui je suis la plus heureuse des mamans avec ma petite tribu »
Désolée pour ce roman, mais ma vie est telle un beau livre pour moi !

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Une maman tout simplement

Je m’appelle Aurélie, et mon fils n’est pas encore mon fils. Il l’est pour moi mais pas aux yeux de la loi, car sa maman et moi sommes deux femmes, et qu’aujourd’hui en France -bien que la justice ait fait entendre que les couples homosexuels avaient des droits à ce niveau là- rien n’est encore joué pour nous. 

Ma compagne et moi sommes ensembles depuis 10 ans maintenant et le désire d’enfant s’était assez vite manifesté « on verra comment on fera ». Sauf que l’aventure a duré des années… nous avons mis 5 ans avant qu’Eliott ne vienne au monde. 5 ans de doutes, de galères, d’incompréhensions, d’essais ratés…. Pour avoir une amie qui a subit les traitements pour les FIV, je me doute que ça doit être moins pénible physiquement. Mais nous avons eu notre lot également. 

Nous avons commencé avec un de mes meilleur ami avec ce qu’on appelle une fécondation artisanale. Pour la faire courte, il venait à la maison avec un petit pot stérile contenant sa semence, et nous nous chargions du reste ma compagne et moi. Pendant 3 ans et demi, nous avons essayé. 4 prises de sang négatives. Que faisions-nous de mal? Pourquoi n’avions-nous pas droit nous aussi à ce bonheur ? Nous avons été voir une gynécologue pour chercher de l’aide. Elle nous a dit que pour avoir un bébé il fallait « être un homme et une femme ». Devant tant d’etroitesse, nous avons quitté son cabinet sans attendre. La suivant a été très gentille. Elle a compris notre situation, et nous a donné quelques tuyaux comme faire un spermogramme pour mon ami, et une écho pelvienne pour ma compagne, histoire qu’on sache lequel des deux (ou les deux?) avait un souci. Au final, il s’est révélé que mon mon meilleur ami qui tentait si gentillement de nous aider depuis tant d’années, était stérile. Je me souviens ne pas avoir tenue. Je suis sortis du cabinet en larmes, une boule dans la gorge. Je n’arrivais pas y croire…. le sort s’acharnait. Qui accepterait de nous aider?? Nous avons pensé l’espace d’un instant, à faire un crédit pour financer les inséminations artificielles en Espagne, ou en Belgique… et c’est là qu’est apparu notre sauveur.

Un de mes meilleurs amis du lycée que j’avais retrouvé quelques mois auparavant grâce à Facebook, m’a téléphoné quelques minutes après que nous soyons sorties de chez la gynécologue, me proposant de passer l’après midi chez lui pour discuter un peu de tout et de rien. J’ai accepté, et sans grand espoir, je lui ai demandé. Sa femme, lui a dit « si tu fais ça, tu es mon héro ». Nous avons essayé 2 fois pendant l’ovulation de ma compagne en décembre 2012. Le 24 décembre, jour de Noël, nous recevions notre plus beau cadeau: une prise de sang positive. L’embryon s’est accroché, et chaque jour je lui parlais, lui demandant de rester avec nous, lui affirmant inlassablement que nous avions tant d’amour à lui donner. 

Petit bout s’est accroché. Nous avons vécu cette grossesse à fond, sans nous mettre de barrière, sans se dire que telle ou telle chose nous porterait la poisse (nous n’avons pas attendu 3 mois pour annoncer la bonne nouvelle à la famille et aux amis). A sa naissance, jai vécu chaque seconde avec ma compagne, l’accompagnant comme si j’accouchais moi aussi. Elle dit d’ailleurs « notre accouchement » lorsqu’elle évoque ce jour magique. Aujourd’hui, notre fils va merveilleusement bien, est même un peu en avance pour un bébé de son âge (demain, il aura mois), et s’épanoui dans un cadre que nous voulons rassurant et protecteur. 

Tout ceci a été possible sans l’aide de la médecine, nous n’avons enfreint aucune loi. Cette grossesse a été spéciale, mais n’a en aucun cas été médicalement assistée. Nous avons rencontré des gens formidables, des sages femmes aux gynécos qui nous ont suivit, et tous ont compris que pour être parents, il n’y a aucune règle, aucun critère de « sélection » J’ai la chance de vivre chaque seconde auprès de mon petit bout puisque j’exerce un métier qui me permet de rester à la maison. Notre couple s’est épanouie après cette bataille, mais le chemin reste encore long…. Nous avons perdu des « amis » au court de cette aventure, des « amis » jaloux qui nous ont souhaité pour la plupart une « bonne fausse couche ». 

Mais surtout, à l’heure actuelle, s’il arrive quelque chose à ma compagne, mon fils ne me « revient » pas de droit. Ce n’est pas mon enfant aux yeux de la loi. Je ne suis, juridiquement, rien pour lui. Les procédures vont prendre du temps, mais nous parviendront à faire de notre famille celle dont nous avions toujours rêvé.. 

Etre maman sans l’être vraiment, c’est mon combat à moi. Mais je ne perds pas espoir, car le premier combat a déjà été gagné: Eliott est auprès de nous, et rend notre vie tellement plus belle…

Aurélie une maman tout simplement…

 
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Maman ange

Le 27 septembre 2012. Je me souviens encore de ce jour comme hier, ce jour ou je t’ai vu pour la première fois. Ton visage, le même nez que papa, mes lèvres, tes petits doigts tout fin que je m’efforçais d’enrouler autour de mon index, tes doigts que j’aurais tant aimé sentir se refermer sur le mien. En caressant ton visage, je voulais voir une reaction, sentir ton coeur battre, ta respiration, entendre ta voix, voir tes petits yeux se poser sur moi… mais non, rien. C’etait fini… La première et la dernière fois que je te voyais. 

Mon histoire est la même que des milliers de maman. Un test positif, une prise de sang confirmant, du bonheur a l’état pur. On imagine déjà notre futur, notre bébé grandissant, sa tête, ses yeux, sa couleur de cheveux … La premiere écho, première rencontre, tou va bien. Et puis arrive ce jour de la deuxième echo. C’était le 14 septembre. Le gynécologue qui m’annonce un petite fille, nous sommes aux anges, jusqu’a la fin de l’échographie. 
 » Il y a un soucis … «  

Ma fille était atteinte d’un spina bifida grave, elle n’aurait jamais pu marcher, jamais pu parler, jamais atteint le terme de la grossesse ou alors dans d’atroce et interminable souffrance pour s’éteindre le jour du terme. 
Ce jour là, j’ai juste pris ma decision de maman … Qu’est ce que veut une maman pour son enfant ? Ce jour là j’ai decidé que nous allions arreter ma grossesse à 22 semaines. Une décision douloureuse et tres dure pour moi encore aujourdhui. Mais qu’aurais-je du faire ? La laisser souffrir? pour mon propre bonheur ? et par mon égoisme la laisser souffrir ? Non une maman veut ce qu’il y a de mieux pour son enfant. J’ai decidé de laisser s’éteindre dans le plus agréable endroit pour elle bien au chaud dans mon ventre, rassurée par mes battements de coeur, enveloppée de mon amour pour elle. 

Décision très lourde à supporter, déjà par soi meme, mais aussi supporter face aux autres, ceux qui ne comprennent pas . 
« Tu en auras d’autre, tu es jeune « 
« Le prochain c’est le bon »
« Tu devrais l’oublier c’est du passé «  
ou encore « Tu as tué ton enfant ! « 
et j’en passe …
Ces phrases qui nous blesse, qui nous font sentir encore plus coupable, qui nous font sentir que nous sommes des meurtriers. Et pourtant je suis loin de cela, je suis une maman, j’ai fait le choix d’une maman, te faire partir avant de te voir souffrir ….

Et un jour, cette envie d’etre maman ressurgit, surement la preuve que tu avances malgres le manque, la tristesse. 
Test positif, et les gens qui te jugent encore … 
 » c’est trop tot » 
« tu fais sa pour oublier ton bébé perdue « 
On oublie jamais, mais on veut avancer, se battre. on veut etre maman malgres tout.

Test positif, de nouveau des idées en tête, mais avec une pointe de recul. Et si …. 
Ne pas se rejouir, se renfermer pour ne pas avoir peur, attendre les résultats, son échographie pour savoir si tout va bien. 
Je crois que j’ai profiter de cette seconde grossesse qu’a partir du 7eme mois… 

A toutes les filles qui ont subi une Interruption Medicale de Grossesse, je penses a vous, et vous n’êtes pas seule. Nos enfants, nos anges sont a jamais gravés en nous dans nos coeurs et dans les coeurs de nos proches. 
Pour ma part tous les jours, quand ma fille de 4 mois me sourit, je revois sa soeur, ma princesse ailées et je suis sure qu’elle est l’étoile, l’ange protecteur qui veille sur nous. 

Cindy Mam’ange et Maman